À l'occasion de la cinquième édition de la biennale de Marrakech Mahi Binebine exposera ses derniers travaux au musée de la palmeraie à Marrakech du 2 mars au 30 avril 2014


Mahi Binebine : Œuvres récentes 2 Mars-30 Avril 2014 (Vernissage à partir de 12H)
L'artiste signera sa nouvelle monographie Mahi Binebine, à paraître aux éditions Art Point

Peintre majeur de sa génération, Mahi Binebine travaille autour de la question de l’humain et de l’extrême. Ses personnages, réduits à des silhouettes, des corps qui s’enlacent et s’entrechoquent, enfermés mais insoumis, habitent un monde menaçant et troublant. D’une grande beauté plastique, riche de tensions et d’affrontements, l’œuvre de Binebine évoque solitude et désespoir, mais aussi harmonie et joie.

Mondialement connu pour ses peintures, l’artiste présente ici une série d’œuvres récentes de grandes dimensions,  des sculptures monumentales en bronze, mais aussi des collages en petits formats carrés. ‘‘Explorer de nouvelles techniques dans un petit format m’a permis de me concentrer sur l’essentiel’’ dit Binebine qui explore sans cesse la résistance et la dignité de l’humain face à l'horreur et au désespoir.

Mahi Binebine est à la fois peintre, sculpteur et romancier. Né en 1959 à Marrakech, il grandit sous le règne de Hassan II. Il a vécu à Paris et à New York avant de retourner s'installer au Maroc. Son œuvre pictural, centré sur la figure humaine, évoque les violences et les tensions du monde oriental et du monde occidental ainsi que la situation tragique de l'homme

Exposé notamment en France, en espagne, en Allemagne, en Italie ou aux États-Unis, son œuvre remarquée par d'importants critiques d'art et de grands collectionneurs fait partie de nombreuses collections publiques et privées dont celle du Musée Guggenheim de New York.

En parfait alchimiste  Mahi Binebine annonce avec cette nouvelle série de travaux un printemps prometteur riche en couleurs et porteur d'espoir.

A découvrir à l'occasion de la biennale de Marrakech au musée de la palmeraie du 2 mars au 30 avril 2014.

Information:
Musée de la palmeraie marrakech
Ouvert tous les jours de 9h à 18h
Tel: 06 61095352
www.musee-palmeraie.com

Marrakchi d’adoption, Jean-Michel Bouqueton suit, depuis 20 ans, une trajectoire singulière dans le paysage artistique marocain. Peu d’expositions mais toujours montées avec exigence. Aujourd’hui, au Musée de la Palmeraie à Marrakech, pour sa sixième exposition personnelle, il présente au musée de la Palmeraie, Art Contemporain & Nature à partir du 28 novembre 27 tableaux d’assez grand format dont aucun n’est superflu ni anecdotique.


Jean-Michel Bouqueton et sa peinture à bras-le-corps au musée de la palmeraie à Marrakech
De son travail, Jean-Michel Bouqueton raconte :
« Je continue à croire à une peinture vivante qui tourne le dos aux facilités de la mode et de la décoration. L’art contemporain est une nouvelle forme d’art conceptuel qui n’a rien à voir avec la peinture et ne la remplacera pas plus que le roman ne s’est substitué à la poésie ou le cinéma au théâtre. La peinture est un art spécifiquement visuel dont l’élaboration est indissociable du résultat.

J’aime vagabonder dans la peinture, m’égarer et même me tromper pour mieux recommencer. Picasso disait « si l’on sait exactement ce qu’on va faire, à quoi bon le faire ? ». J’aime ne pas savoir où je vais pour emprunter de nouveaux chemins et être surpris par ce qui prend forme en dehors de tout projet. L’art est un bricolage, ce n’est pas un savoir.

Lorsque la toile aboutit rapidement, je me pose des questions. Ne suis-je pas en train d’exploiter un procédé, de céder à la facilité ? Ne suis-je pas en train de me répéter ? Car chaque toile est un phénomène unique qui doit se différencier de ses semblables avant de trouver sa place parmi elles. L’art ne devrait pas être un métier.

Ces hésitations laissent des traces sur la toile qui est mon champ de bataille. Certains trouvent ma peinture violente, sale parfois, pour le moins tourmentée. C’est probablement la futilité de cette époque qui me pousse à tant de brutalité. La nuance, l’émotion n’ont pas leur place aujourd’hui. On s’attache au joli, au bon goût, au décor fade comme une musique d’ambiance, sinon on enfile ses gros sabots pour choquer, ce qui est aussi insignifiant mais plus snob.

Les tâtonnements, les maladresses intrinsèques à tout travail de recherche sont cachés, gommés, comme si l’artiste était à ce point doué qu’il atteint directement son but. Pas de repentir, tout est nickel dans le meilleur des mondes. Ce qui est subtil ne convient pas à la sensibilité d’une société de consommation de masse qui préfère les coupes au carré… C’est pourquoi la peinture tend à devenir un art mineur pour le plus grand nombre.

Aujourd’hui, il y a des peintres et des poètes mais les yeux rivés sur nos écrans, qui lit de la poésie ? Qui prend le temps de regarder une peinture, d’écouter une musique, d’observer un insecte ou de rêver sous les étoiles ? »

L’exposition se poursuivra jusqu’au 31 janvier 2014

Musée de la Palmeraie, Dar Tounsi,
Route de Fès, Marrakech.
Tél : +212 6 10408096
Email : museepalmeraie@gmail.com
www.musee-palmeraie.com
jmbouqueton@yahoo.fr

Exposera du 15 Novembre au 31 Décembre 2013 au Musée de la Palmeraie, Art Contemporain & Nature à Marrakech


Diego Moya, l'archéologue du temps
Diego Moya fait partie de ces artistes toujours à la recherche et en questionnement permanent sur leur travail. Il ne cesse de pousser, le plus loin possible, les frontières de son art en ouvrant à chaque nouvelle étape de son long parcours artistique, de nouveaux  territoires propices à l'exploration et l'expérimentation de nouvelles formes artistiques.

Diego Moya fait partie de ces artistes toujours à la recherche et en questionnement permanent sur leur travail. Il ne cesse de pousser, le plus loin possible, les frontières de son art en ouvrant à chaque nouvelle étape de son long parcours artistique, de nouveaux  territoires propices à l'exploration et l'expérimentation de nouvelles formes artistiques.

En perpétuelle recherche esthétique, Diego Moya nous invite à  l'occasion de cette nouvelle exposition à dialoguer avec ses récentes préoccupations esthétiques.
Dans ses derniers travaux, une nouvelle constante en guise de thématique immerge. Il s'agit de la trace du temps sur la pierre et sur la fleur de peau de l'homme. L'artiste y utilise des techniques connues et y expérimente de nouvelles techniques numériques qui l'aident à imprimer, avec une rare élégance, sur l'aluminium des traces  comme autant de messages cybernétiques venus d'un autre univers.

Le métal retrouve ainsi comme avec enchantement, à l'aide de pixels que lui a incrusté Diego Moya, une vie, voire même une âme. À ces traces numériques l'artiste mêle des pigments naturels et autres éléments minéraux créant ainsi des paysages cosmiques qui se mettent à se métamorphoser sous l'éclairage, car selon l'orientation de la lumière et de l'angle de vue, le spectateur découvre des univers toujours en mouvement comme cela n'arrive que dans une œuvre cinétique.

Dans ce travail, Diego Moya, en archéologue des temps passés et à venir, explore à la fois les techniques de relevé des empreintes des gravures rupestres sur la roche et l'agrandissement photographique des portions de  peau humaine vieillie.
Comme si l'artiste ne s'attachant pas uniquement  qu'au passé, il projette sur ses surfaces métalliques, à l'aide de nouvelles technologies numériques, ses messages que seuls la lumières et le regard du spectateur révèlent.

Deux types de traces se font face et dialoguent entre elles: celles qu'imprime le temps aux hommes et aux choses et les autres que Diego Moya laisse sur des surfaces métalliques.
Toiles de grandes dimensions ou œuvres  de petits formats en aluminium, les empruntes géologiques, biologiques ou numériques de Diego Moya sont traversées par une intense émotion.

Un véritable dialogue entre l'art et la nature et c'est justement parce que le musée de la palmeraie, art contemporain et nature à Marrakech est un espace où la nature dialogue avec l'art qu'il nous a paru indispensable  que l'exposition des œuvres de Diego Moya, l'archéologue des temps modernes,  inaugure  notre saison culturelle 2013-2014.

Abderrazzak Benchaâbane
Fondateur du musée
Information : museepalmeraie@gmail.com

Chenu a un onirisme à la Prévert ou s'associent la craie, les encres, l'acrylique, et quelquefois des cartes postales, des billets de banque, des Jocondes de récupération, des bagues de cigares ou un lambeau de jute, une vision hypnagogique du monde!


Didier Chenu,Technique mixte sur toile, 2013
Didier Chenu,Technique mixte sur toile, 2013
Le dictionnaire dit à hypnagogique: hallucination qui précède ou qui suit immédiatement le sommeil...

Un jour, j'ai comparé Chenu à Robot, le fameux chien qui a découvert la grotte de Lascaux. Il y a chez lui du flair, de l'instinct, de la chance, mais aussi un sentiment d'innocence néolithique. Il réinvente la peinture en la faisant. Il marche sur les toits avec la grâce du somnambule et vient mettre un peut d'euphorie sur les murs de nos maisons.

Chenu a de l'Afrique dans la tête. C'est sûr, le cycliste qui traverse la toile ressemble, à s'y méprendre, à ces personnages endimanchés qui parcourent les déserts à dos de bicyclette avec un parapluie noir en guise d'ombrelle. Les soleils sont volés aux graffitis et aux dessins de trottoir. Les femmes sont souvent empruntées à des magazines illustrés. Une approche plus fine, cependant, permet d'échapper à l'anecdote: Chenu met en scène des rêves éveillés et cela résonne en nous comme un Koan. Riante devinette cosmique,
De fait, les "poèmes peints" de Chenu ne s'expliquent pas ils sont, avec l'évidence des idées simples qui ne pensent pas.

JACQUES MEUNIER

Contact :
Musée de la Palmeraie à Marrakech
Email : museepalmeraie@gamail.com
Tél : 00 212 6 61095352